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D O S S I E R S  -  Observatoire de Haute-Provence (France, 640m)

L'observatoire de Haute-Provence (O.H.P.) est situé à 2 km au nord du village de Saint Michel l'observatoire et à 12km de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence, à une altitude de 640 mètres sur un plateau boisé de petits chênes (de nombreux sentiers permettent de se promener tout autour et profiter des magnifiques paysages du Luberon). Sa construction, décidée en novembre 1936 par un comité présidé par le physicien J. Perrin, débuta en 1937. Le télescope de 0,80m fut le premier instrument installé sur le site, et c'est en 1958 qu'entra en service le télescope de 1,93m qui fut le plus grand télescope sur le territoire national. Aujourd'hui l'OHP joue un rôle différent, largement détrôné par les grands observatoires tel que ceux de l'E.SO., en offrant accès un parc instrumental compétitif dans une infrastructure pratique pour des travaux tel que l'astrométrie qui nécessite des campagnes régulières sur de longues périodes. Le ciel offre une qualité d'images moyenne (la pollution lumineuse galopante n'y est pas étrangère) mais en revanche le nombre de nuits utilisables est assez élevé, ce qui procure une constante intéressante. L'OHP est un observatoire de mission, il fournit donc aux astronomes en mission d'observation plusieurs services indispensables. L'hébergement est réalisé sur le site et les repas, pris en communs, sont conviviaux. Un assistant de coupole est affecté à chaque télescope utilisé par les astronomes en mission; son rôle est en particulier de se charger de la manipulation de l'instrument (pointage et suivi des objets) et de la mise en oeuvre du récepteur s'il s'agit de l'instrumentation de l'OHP. Il a autorité pour contrôler la compatibilité de l'utilisation de l'instrument avec les normes de sécurité.

Vue sur le Luberon
- Le Luberon -
L'organisation de l'observateur en mission consiste à optimiser le temps utilisable sur le télescope et en laboratoire. C'est pourquoi, dans l'après-midi, il est possible d'utiliser la coupole afin de réaliser les « flats » indispensables au nettoyage des images qui seront réalisées pendant la nuit. Il est bon de savoir qu'un panneau disposé sur la coupole permet de réaliser ces images tout en conservant fermé le cimier (il faudra utiliser un éclairage artificiel). Le reste de l'après midi peut être consacré aux travaux d'analyses de la veille ou aux quelques loisirs proposés à l'OHP. Toutefois, l'on ne peut que conseiller de faire du tourisme, tant la région est magnifique ! (Opedette et ses gorges, la Ganagobie et son Prieuré, Roussillon et ses terres ocres, ... Le pays de Jean GIONO)
Les observations débutent au coucher du soleil jusqu'à l'aube, les observateurs du ciel d'été bénéficient donc d'un peu plus de repos. Le responsable de coupole commence donc par une vérification fonctionnelle du matériel, c'est à dire la motorisation, les racks de contrôle, et le remplissage en azote pour le refroidissement de la CCD. L'observateur quand à lui démarre les stations de travail pour l'acquisition des images et le guidage. Le plan d'observation découle directement des objets à observer et donc du temps sidéral, il est donc impératif d'ordonner la liste des objets à observer en suivant l'évolution de leur déclinaison respective durant la nuit. Ce travail de préparation est effectué avant la mission, grâce aux éphémérides. T120
- La coupole du T120 -
Postes Commandes
- Le poste de contrôle -
Après l'ouverture de la coupole, le premier pointage télescope consiste à trouver un objet dont l'altitude est suffisement élevée afin de calibrer les encodeurs de coordonnées pour un pointage précis. Avant de réaliser l'objectif il est recommandé de faire le foyer, c'est à dire que l'on vérifie la mise au point du foyer sur le plan de la caméra. Cette opération de foyer est automatisée par l'application LIDO utilisée pour l'acquisition, la manoeuvre est de faire une série de cinq images avec des valeurs de position de foyer différentes. Ces cinq prises sont superposées sur une seule image ce qui permet leur comparaison pour déterminer la meilleure valeur après mesure (largeur d'étoile la plus faible possible).
Cette image nous montre le télescope de 1200mm, qui possède une caméra CCD principalement dédiée aux travaux d'astrométrie. Toutefois, il est possible de placer un oculaire, et nulle doute ça change d'un 203mm ! Le guidage est réalisé par une caméra SBIG (ST-7) indépendante. T120
- Le télescope de 1,2m -
TK1024
- Le remplissage en azote -
Un petit coup d'azote pour la nuit, rien de tel pour refroidir la caméra CCD à -95°C, finalement le bricolage des webcams n'est pas si éloigné :o)
Le désormais presque mythique T193, télescope avec lequel l'équipe de Michel Mayor ont annoncé (avec Didier Querloz) le 06 Octobre 1995 la découverte de la première exoplanète autour de l'étoile de type solaire 51-Peg. A cette époque le spectrographe utilisé était « ELODIE » maintenant remplacé par « SOPHIE » que l'on voit sur le bas à droite de la photo ci-contre. Au centre la partie contrôle, qui n'est plus vraiment utilisée, puisque la salle de contrôle déportée et vraiment très bien équipée. En bas à gauche, une vue complète du télescope. T193
- Le télescope de 1,93m -

 
 Un peu plus loin 
   Coordonnées : Longitude 5° 42 ' 44 '' Est, Latitude 43° 55 ' 54 '' Nord
  http://www.obs-hp.fr/
 
 
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